Partir sans les enfants

cDemain est un jour spécial pour moi car je m’envole pour une destination de rêve mais c’est aussi la première fois que je laisse mes filles une semaine.

Mes parents ont la gentillesse de les garder, je sais qu’elles sont entre de bonnes mains mais j’ai peur.

J’ai peur

  • qu’elles aient du chagrin
  • qu’elles se fassent mal
  • qu’elles tombent dans la piscine et se noient

Bref j’ai peur de tout… j’espère juste que je vais me détendre et profiter de mon voyage.

J’ai demandé à La Sauterelle de prendre soin de sa petite sœur, de me remplacer pendant notre absence. Elle m’a répondu "je lui change pas les couches avec le caca !"

J’ai fait quelques films d’elles pour mes moments de blues et j’ai chargé à bloc l’IPad pour faire Skype avec elles.

Elles vont me manquer mes poulettes, les retrouvailles seront d’autant plus joyeuses !

Ce dont je me souviens

souvenirJ’ai beaucoup de mal avec mes souvenirs d’enfance, ça remonte par flash est généralement ce sont des situations où j’ai eu de fortes émotions. Je n’arrive pas non plus à me souvenir de l’âge que j’avais.

Les rares souvenirs qui me reviennent sont confus, je n’ai ni le début ni la fin de la situation juste des moments, des flashs mais bien ancrés :

  • L’immense Girafe du zoo qui penche sa grande tête vers moi et je me revoie courir avec ma sœur, une amie et son frère en criant !
  • Quand ma mère me grattait le dos le matin.
  • Des gifles "méritées" pour certaines et injustes pour d’autres. Je revenais du ski et en sortant de la salle de bain ma mère me gifle ! Stupéfaction… Elle me dit que je me suis maquillée avec sa poudre… et que je n’ai pas le droit d’utiliser son maquillage. Je ne m’en suis pas mis, j’ai juste pris des couleurs au ski. Je me souviens de la frustration, de l’injustice !
  • Des bastonnades, disputes, crêpages de cheveux avec ma sœur.
  • Des chutes à cheval.
  • Mais aussi de merveilleux souvenirs avec mes grands-parents maternelles. Nos fous rires avec mon grand-père quand nous le coiffions durant des heures avec ma sœur. Un grand-père aimant très calme, posé, gentil ! Quand il nous amenait au cinéma le mercredi, l’odeur des pop-corn… Les vacances dans le sud avec eux, la bonne cuisine de ma grand-mère, les poules dans leur poulailler, les pipos en bois, les carottes encore chaudes prisent dans la terre et mangées directement.
    Le travaille de la ferme, enlever les plumes des poules en les trempant dans un sceau d’eau chaude (horrible odeur), le lapin auquel nous enlevions "son pyjama" sa peau, l’agneau auquel nous donnions le biberon car il ne voulait pas téter sa mère…
  • Et puis la maladie de mon grand-père, la course dans les champs pour le chercher car il avait disparu, la sensation de perdre pied quand je le retrouve allongé dans un pré. La peur de le perdre à nouveau quand il chute dans la "ferme" et que j’étais seule avec lui.
    Sa maladie, longue, douloureuse et silencieuse, sa mort à l’hôpital, son enterrement ! Je l’aimais très fort mon pépé…

Pour que ma fille se souvienne, je la pousse à me raconter ce qu’elle a fait la journée, à me dessiner ce qu’elle a vu quand on l’a amené au musée ou en vacances ! Je veux qu’elle fasse l’effort de se souvenir. Parfois elle me parle de notre appartement dans lequel nous n’avons vécu qu’une année, elle me dit qu’elle l’a adoré (pourtant il était horrible).

On regarde beaucoup les photos et je lui raconte l’histoire qui va avec, elle adore !

Quand je vois mes filles rires aux éclats, j’ai envie qu’elles se souviennent de ces moments de joie que nous partageons ! J’ai envie de laisser une trace dans leur petit cerveau…

Photo prise sur Laeti’s playground

Rouler sans les roulettes

véloLa Sauterelle du haut de ses 4 ans m’a demandé d’enlever les roulettes de son vélo. J’avoue que j’ai pas mal hésité car j’ai bien compris que c’était terminé pour moi la tranquillité et je me voyais déjà courir à côté d’elle pour éviter la chute.

La Sauterelle connait deux type de vélo. Elle a une draisienne chez nous (vélo sans pédale) et un vélo avec des roulettes chez mes parents.

J’ai donc retiré les roues du vélo, j’ai bien positionné le casque sur sa tête et j’ai donné les premières consignes. Premier coup de pédale et voici la Sauterelle très à l’aise, l’équilibre est déjà bien installé, je pense que c’est du à la draisienne.
Le seul problème c’est qu’elle ne regarde pas devant elle, elle rigole comme une truffe et regarde ses pieds ! Bon c’est pas gagné !

J’ai juste peur de la chute en permanence. Je sais que l’apprentissage est parfois douloureux…

Et vous chez vous, l’apprentissage du vélo sans roulettes, c’est comment ?Des conseils à me donner ?